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Bon sens et humanisme contre défaitisme et irresponsabilité.
7 March 2007 S.Gómez

"— Eh, l’entubé : CHOISIS TON CAMP !!!"



Enfin une association pour tous les citoyens motivés, pour tous ceux qui refusent fortement l’idée qu’il est trop tard pour agir, qu’on ne peut plus rien faire contre la bêtise dominante et le chaos écologique et qu’il vaut mieux rester les bras croisées en se gavant d’OGM, graisses saturées, sirops de glucose multicolores, sodas, allergènes et pesticides. Ces habitudes alimentaires se pratiquant généralement en attendant l’inévitable fuite radioactive des fûts abandonnés dans les fosses marines, en attendant l’appel sur le front de la IIIème guerre mondiale (celle du pétrole) puis la IVème (celle de l’eau potable), en d’autres termes : la mobilisation militaire obligatoire pour tous les bacheliers recalés plus de deux fois de suite (de plus en plus nombreux dans ce pays d’ignorants diplômés qui s’ignorent), en attendant aussi la fonte des glaciers, l’invasion de la Taxifolia Caulerpae, des criquets géants, et le prochain tsunami.



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Manifestation vue du balcon de l’Hôtel de Ville de Rouen

Non, ce site s’adresse à tous ceux qui ont envie de s’investir pour que les choses changent, à tous les citoyens du monde intelligents et conscients de qu’un geste, aussi petit soit-il, c’est toujours mieux que d’attendre vautré comme un "entubé cathodique" postré comme une patate en robe de chambre sur son canapé en cuir "Conforama" pour visionner l’apocalypse sur son écran plasma géant avec la dolby quadriphonique tout en grignotant des paquets de maïs grillé de chez Monsanto. Voici un site pour que chacun, à son niveau, apporte sa petite ou grande contribution pour la protection de notre environnement (voir par exemple le projet Dévelotour Asia).

Or, il faut faire prendre conscience à notre entourage que pour éradiquer ce triste état de choses, il est nécessaire de procéder à un changement radical dans le comportement humain et social, tant les notions de respect de l’environnement sont liées à celles de respect d’autrui, du prochain, de soi même aussi, aux notions de partage et de solidarité. La bataille sera difficile car ces notions deviennent de plus en plus abstraites pour les nouvelles générations. (« — Eh, c’est des mots français ou tu m’insultes là ?!! »)


Le déphasage pour la jeunesse est énorme. D’abord parce que le monde dans lequel nous vivons est en totale contradiction avec les valeurs que nous prétendons leur inculquer. D’un côté nous essayons de les convaincre sur le bien fondé des valeurs éternelles qui font la grandeur de l’homme : la solidarité, le partage, l’équité, le don de soi, le respect, le sacrifice profitable à une majorité,... Mais d’un autre côté le matraquage médiatique lave les cerveaux encore plus blanc qu’"OMO". Au hit parade des valeurs inculquées quotidiennement à travers la presse et la télévision nous avons : la course au profit, la concurrence professionelle, l’abus, l’égoïsme, l’indifférence (le droit de non ingérence, dit-on), la précarité et la disparition progressive des droits sociaux les plus élémentaires et autres crimes de lèse constitution. On comprend que dans les jeunes cerveaux Foucaud-phages la balance penche du mauvais côté.

Il faut que nous médiatisions et que nous en fassions des modèles de tous ces gestes solidaires, responsables, durables, écologiques. A un niveau plus accessible à tous, il faut que l’adulte prêche continuellement par l’exemple avec des actions quotidiennes comme le recyclage des déchets ménagers ou l’économie de l’eau et de l’électricité, des polluants fossiles,... Même quand il est convaincu que son effort (à titre individuel) ne contribuera pas à une baisse considérable de la pollution et du gaspillage il peut cependant être certain que l’efficacité de son geste viendra d’abord de l’exemplarité de celui-ci.

Convaincre les autres du bien fondé d’un comportement responsable, est aussi important et efficace que ce comportement en soi. Il n’y a pas d’autres excuses valables pour ne pas participer à ce défi que la paresse de bousculer ses habitudes ou le désir croissant d’acquérir des biens (matériels, capitaux,...) ou celui d’accroître son pouvoir. Je prends pour exemple la vanité de bon nombre de nos dirigeants aux effets trop souvent contre-productifs pour l’ensemble des citoyens. Cessons donc de transmettre ces exemples néfastes, improductifs, irresponsables tels que :« — C’est pas moi tout seul qui vais changer le monde, eh, couillon » ou le leitmotiv à la mode : « — Eh, oh ! Zut, hein ? J’ai déjà assez avec mon pouvoir d’achat à défendre, moi ! » Soyons un peu plus adultes ! Soyons édifiants !!! Instruisons notre entourage. Exigeons aussi un changement dans la façon d’être éduqués et administrés.


« — Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Je n’ai jamais su saisir toute la porté de cette citation de Malraux, lui non plus d’ailleurs, mais pour ce qui est des matérialistes, je sais qu’à l’orée de ce siècle ces gens là ne sont pas, ne sont plus de ce monde. Leur théorie mondialisante n’est plus crédible. Allez ! Chasse d’eau et on n’en parle plus. Mais il reste encore à envisager la grande masse qui justifie au moyen d’une fausse réflexion nihiliste leur grande paresse, voire leur ignorance et qui au lieu de réfléchir pour consommer utile et vital consomment sans réfléchir.

Voilà à mes yeux comment se présente le champ de bataille. C’est une vision réductrice mais qui à l’avantage d’être claire et drôle, même si elle est un peu grossière, mais bon... Cela n’engage que moi :

D’un côté, je vois la foule des faux perdants : ceux qui ne font aucun effort pour remédier à une situation qui les dépasse. Ils invoquent la raison du « tout foutu d’avance ». « — D’tout’façons, eeeh, on n’y peut rien, alors, toi t’as l’air con avec ta trottinette ! » Et les plus abrutis : « — Faut bien mourir un jour » ou « — Faut bien mourir de quelque chose ». (- Pour toi ce sera mieux le plus tôt possible parce qu’en attendant qu’est-ce que tu nous pollues avec ton manque d’exemplarité !). Lors d’une manifestation en ville vous les verrez sur le trottoir ou vous regardant à travers les carreaux de leur salon allégeant dans leur petite tête qu’ « — On s’fera tous entuber d’tout’ façon ! ».

A l’opposé il y a tous ceux qui ont envie de défendre l’environnement naturel, social, citoyen, les associations humanitaires et les O.N.G. naissantes dont je salue le courage, la générosité et leur exemplarité car d’eux viendra le salut de l’humanité. Pour eux, une lutte n’est perdue que si on se soumet volontiers à la loi du plus fort. Tant qu’on peut dire NON, la bataille n’est ni finie ni perdue.

Il y a une chose que j’admire chez eux : ils assument le fait que si la planète est très mal en point, nous sommes, dans notre premier monde, tous responsables. Encore faudrait-il tenir compte des énormes inégalités des pouvoirs d’achat des ménages pour partager cette responsabilité. Mais à quelque chose près chaque consommateur a sa part de responsabilité lors de l’achat autant que le PDG qui décide de la production de fraises Tagada radioactives et que les petits commerçants qui mettent en rayonnage des couches gériatriques à l’amiante. Celui qui achète des poissons en voie d’extinction est aussi responsable de leur disparition que celui qui les pêche. Celui qui achète des perches du Lac Victoria soutient les trafics d’armes ("Le cauchemar de Darwin"), et celui qui achète ses Mc Do dans des emballages en polystyrène pourrait avoir la décence de manger l’emballage avec pour le recycler.


En somme, voici le tableau : le bon sens des « entubés » actifs qui ont décidé d’entreprendre la marche en conquérant le macadam, contre le défaitisme et l’irresponsabilité des « entubés » passifs qui restent à l’arrêt sur le trottoir comme des vaches voyant passer le train du vrai progrès. « — Entubééé : Choisis ton camp ! »


A ceux qui nous refusent un geste pour préserver un environnement viable, à ceux qui justifient leur irresponsabilité consumériste en argumentant qu’il faut bien mourir un jour ou qu’il faut bien mourir de quelque chose, et justifient ainsi par l’inéluctabilité de leur mort la destruction inévitable du tissu social, la mort programmée de la nature, je leur conseillerais vivement qu’ils se dépêchent donc de mourir et laissent ainsi la place à ceux qui veulent vivre et faire vivre les autres en remettant au propre et protégeant le peu d’écosystème en état qu’il nous reste. Quand vous passerez l’arme à gauche, on verra sûrement la pollution et l’injustice s’éradiquer beaucoup plus rapidement. Merci d’avance pour ceux qui veulent rester.






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